Le Kaisen: Une gestion de la Qualité


Le mot kaizen (改善, kaizen?) est la fusion des deux mots japonais « kai » et « zen » qui signifient respectivement :   « changement » et « bon ». La traduction française courante est « amélioration continue ». En fait, par extension, on veut signifier « analyser pour rendre meilleur »[1].

C’est le nom d’une méthode de gestion de la qualité.

Le kaizen est un processus d’améliorations concrètes, simples et peu onéreuses réalisées dans un laps de temps très court. Mais le kaizen est tout d’abord un état d’esprit qui nécessite l’implication de tous les acteurs.

Cette démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites au quotidien, constamment. C’est une démarche graduelle et douce, qui s’oppose au concept plus occidental de réforme brutale du type « on jette le tout et on recommence à neuf » ou de l’innovation, qui est souvent le résultat d’un processus de réingénierie.

En revanche, le kaizen tend à inciter chaque travailleur à réfléchir sur son lieu de travail et à proposer des améliorations. Donc contrairement à l’innovation, le kaizen ne demande pas beaucoup d’investissements financiers, mais une forte motivation de la part de tous les employés.

En conséquence, plus qu’une technique de management, le kaizen est une philosophie, une mentalité devant être déployée à tous les niveaux de l’entreprise.

La bonne mise en œuvre de ce principe passe notamment par :

  • une réorientation de la culture de l’entreprise ;
  • la mise en place d’outils et concepts comme la roue de Deming (cycle PDCA), les outils du TQM (gestion globale de la qualité), un système de suggestion efficace et le travail en groupe
  • la standardisation des processus ;
  • un programme de motivation (système de récompense, satisfaction du personnel) ;
  • une implication active du management pour le déploiement de la politique ;
  • un accompagnement au changement, lorsque le passage au kaizen représente un changement radical pour l’entreprise.

Le kaizen est devenu plus populaire en occident par l’utilisation du kaizen blitz, ou Kaikaku en japonais (bien que dérivée de la méthode kaizen classique, le kaizen blitz en est en quelque sorte l’opposé, puisque s’orientant vers un changement radical en peu de temps). On parle parfois de kaizen flash, de « percée kaizen » ou de méthode Hoshin.

En fait cette activité s’apparente à la « corvée d’entraide », où un groupe d’individus s’entraide pour rapidement passer au travers d’une problématique. Au lieu d’un projet qui dure des mois, 5 jours sont suffisants pour réaménager complètement une usine, un atelier, un entrepôt. Pour une organisation de service ou gouvernementale, les 5 jours serviront à cartographier le processus actuel, à développer le nouveau processus, à en faire une analyse détaillée, à développer les nouvelles instructions de travail, préparer le plan d’implantation (gestion de projet), et faire un plan de communication ; le défi sera le suivi de l’implantation.

Toute la philosophie du Kaizen réside dans ces phrases :

  • « Fais-le mieux, rends-le meilleur, améliore-le même s’il n’est pas cassé, parce que si nous ne le faisons pas, nous ne pouvons pas concurrencer ceux qui le font.»
  • « Mieux qu’hier, moins bien que demain. »
 Les techniques d’amélioration continue, comme le Kaizen, ne sont pas   incompatibles avec les logiques de remise à plat d’un processus / produit   dans son intégralité (amélioration par percée).

Cependant, il a été constaté que les résultats sont largement plus efficaces lorsqu’une refonte globale est mise en oeuvre. C’est ce que propose   la méthode Six sigma.

L’objectif doit donc être d’orienter la démarche vers un équilibre entre l’amélioration continue et l’amélioration profonde ou intégrale.

Cette alliance permettra d’une part de ne pas négliger les petites   actions correctives (car de manière isolée, elles ne seront pas très   efficaces, mais leur addition en nombre important, créera des synergies   positives).

Un   avantage clair du Kaizen par rapport au Six sigma repose sur son faible coût   voire son absence de coût. Les actions Kaizen, correctement orientées,   peuvent contribuer à la réduction des coûts au sein d’un processus et à la   minimisation des gaspillages ou fuites d’énergies (temps, mouvements,   matériaux…).
(Informations Wikipedia) Guy Couturier

 

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